Baiki - Clapier

 

Tekst oryginalny

Il y a les mauvaises herbes qui dansent
Avec le vent dans le silence
Et la pelouse à ras de terre
Comme une immense planche à clous verts
Que le pied nu aime écraser.
Il y a des verts et puis des verts,
Tous différents, tous apaisants.
Des jaunes, des bleus et puis des clairs
Où mes yeux s'enfoncent lentement
Comme dans un duvet accueillant.

Mais un visage dans un clapier,
Derrière une vitre, tend le regard
Vers ce paradis refusé
Qu'il ne peut jamais faire que voir,
Que contempler sans y toucher.

Il y a l'oie qui, tranquillement,
Dandine partout sa nonchalance,
Poussée gentiment par le vent,
Ni chaud, ni froid tout en balance
Vers la fraîcheur de son vivier.
Il y a cette bêche qui, sans relâche,
Potage sa terre comme chaque dimanche,
Le son d'un djembé un peu lâche
Qui joue, étouffé, sous les branches,
Accueillant l'été mérité.

Un groseillier, tout jeune encore,
Déposé là, comme par hasard,
Qu'aborde une abeille noire et or
Déjà saoulée par le nectar
Des anthémis et boutons d'or.
L'odeur du gazon frais coupé,
Un tas de bois prêt à flamber.
Jardin de ville, goût de paradis
Pour le dimanche après-midi,
Petit bout de terre à grand dessein.

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