Baiki - Le petit matin

 

Tekst oryginalny

C'est le petit matin,
Celui qu'on ne voit jamais
Et les premiers rayons
D'un soleil encore pâle.
Un jour de printemps pressenti,
La promesse d'un soleil radieux,
Une tasse de thé bouillant,
Face au sud une chaise.

Un hibou dit bonjour
Avant de se coucher,
Les chats regagnent, pressés,
Leur coussin délaissé,
Les oiseaux piaillent, acharnés,
Chassée la nuit,
Les chasseurs rentrent,
Les escapades nocturnes
Sont de plus en plus courtes.

Le marronnier roucoule
Et la haie s'égosille,
Une pie ondule et craque,
Ses cris réveillent le jour,
Les premières voitures sur la rue,
Les dernières fêtes de la nuit,
Un train de navetteurs,
L'alarme d'un lève-tôt.

Un avion laisse un train d'argent
Sur le ciel bleu foncé gris noir,
À l'ouest, les blocs inondés de soleil,
À l'est, la lumière s'épaissit.
C'est le petit matin,
Celui qu'on ne voit jamais
Et la soie du soleil
Sur un visage glacé.

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